Des codes hip-hop revus et corrigés version 2024
Bad Bunny et ses ongles vernis. J Balvin et ses cheveux arc-en-ciel. Deux stars du hip-hop, deux fervents soutiens aussi de la communauté LGBTQ+. Ce qui frappe c’est l’aisance avec laquelle ces nouvelles idoles transgressent les codes d’un genre autrefois gentiment macho voire sacrément sexiste – et emmènent avec eux leurs millions de fans.
Tout comme leurs consÅ“urs RosalÃa et Karol G qui affichent leur féminisme et revendiquent, surtout, leur liberté. « Depuis des générations, on s'identifie à des chansons écrites par des hommes et on essaie de se conformer à leur point de vue [...]. Nous avons écouté ce qu’ils avaient à dire et maintenant c’est eux qui écoutent. C'est pour ça que je parle de tout, sans limites, sans tabous, sans réserves, sans préjugés. » expliquait Karol G à Brut en mars dernier.
Résolument libre, précurseuse, subversive… Et si c’était ça, aussi, la force de cette nouvelle génération qui incarne une culture à la fois mondialisée et singulière ?